Le Blog collaboratif

Le cerveau , centre névralgique d’entrainement :-)

Si je vous dis entraînement, vous pensez au sport n’est-ce pas ?

Mais savez-vous que le cerveau est un muscle que nous pouvons entraîner ?

Quand vous pensez entraînement, la première image qui vous vient à l’esprit c’est le sport,n’est ce pas ? Pour augmenter vos performances et atteindre vos objectifs sportifs, vous allez suivre un programme adapté afin d’obtenir les résultats escomptés. Vous passerez inévitablement par une meilleure hygiène de vie : Vous allez mieux vous nourrir , dormir plus tôt…etc….…bref adopter tous les conseils avisés que nous connaissons tous.

Figurez vous que votre cerveau est un muscle que vous pouvez entraîner. Il est d’autant plus important de l’entraîner à bien penser car c’est au cœur même de ce centre névralgique que se joue notre quotidien et notre avenir. Hé oui, cette puissante et fabuleuse machine a pour vocation de créer notre monde. Tu es ce que tu es aujourd’hui, tu fais ce que tu fais aujourd’hui, à cause d’un système de pensées que tu as développé tout au long de ta vie.

Ces pensées ont littéralement construit un système de pensées qui ont établi un vrai schéma comportemental soutenu par des actions.

Autrement dit, ta vie aujourd’hui est le résultat de tes pensées. Ces dernières ont construit un ensemble de croyances qui t’ont amené à prendre des décisions, à passer à l’action et finalement à installer des habitudes.

Et si nous repensions nos pensées?

Et si nous entraînions notre cerveau, tel un sportif ?

Et si c’était possible de reprogrammer notre cerveau ?

J’écoutais dernièrement l’allocution d’un Neuroscientifique qui expliquait en résumé que notre cerveau est composé de nombreux circuits complexes et qu’on pouvait vulgairement schématiser comme suit : Un système rapide qui régit nos réflexes et un système un peu plus sophistiqué et plus lent, qui nous permet la réflexion avant l’action, la planification, la mémoire du travail ou encore le motivation. En gros , c’est sur ce deuxième système que nous pouvons agir. Par lui, nous avons la capacité de nous focaliser sur telle ou telle pensée et d’en ignorer  ou en rejeter d’autres. Il est donc possible de reprogrammer nos pensées.

Comment faire alors ? Premièrement, prends un temps pour observer tes pensées et identifier celles qui t’amènent toujours vers le bas, c’est ce que j’appelle la phase de reconnaissance et d’acceptation .« What you acknowlede, you can act on it and improve it.». En d’autres termes, c’est ce que tu admets, ce sont les choses dont tu prends conscience sur lesquelles tu peux agir. Dans cette phase, tu commences à prendre le contrôle sur tes pensées.

Puis tu t’attaques à ce que j’appelle la phase de priorisationQu’est ce qui est important pour toi dans cette saison de ta vie ? Que veux tu changer aujourd’hui et qui constitue pour toi un véritable handicap au quotidien ? C’est sur ce domaine là que tu vas focaliser ton énergie. Le reste est secondaire et méritera ton attention plus tard. Tu peux d’ailleurs les noter pour ton prochain challenge :-). Il vaut mieux mener un combat jusqu’au bout et en ressortir victorieux que d’en entamer plusieurs et essuyer plusieurs échecs.

Une fois que tu as fais le tri par ordre de priorité, vient la phase de « l’action-résistance ».  Nourris ton cerveau chaque jour de bonnes pensées. Lis ou visionne une vidéo en relation avec le domaine dans lequel tu souhaites t’améliorer, médite, assiste à des ateliers ou des conférences traitant de ce sujet ou encore fais des exercices de développement personnel chaque jour.  En faisant cela , tu modifies le « régime alimentaire » de ton cerveau et tu luis fais faire des « pompes positives » :-). Tu es littéralement en train de reprogrammer ton cerveau.A chaque nouvelle pensée que tu acceptes, tu résistes à la pensée contraire inconsciemment et tu réécris un nouveau scénario neurologique.

De nouvelles pensées s’installent, puis viennent les nouvelles habitudes et ta vie change au quotidien.

Sur ce chemin, sois indulgent avec toi et célèbre chacune de tes victoires, car une victoire est une victoire. Il n’y a pas de petites victoires. C’est primordial pour la phase d’entretien de tes nouvelles pensées. Comme dans tout régime, cette « phase de maintien » peut s’avérer difficile car les mauvaises pensées peuvent revenir. Nous avons besoin de rester motivé. Pourquoi ne pas trouver un partenaire de « régime » , un groupe d’entraide sur les réseaux sociaux ? Et pourquoi pas un Coach ?

Je terminerai en disant que tout s’apprend et tout peut s’améliorer. Les « Je suis comme ça et je n’y peux rien » ou encore « c’est plus fort que moi » perdent de leur force face à ce monde de possibilités que recèle notre cerveau. Lorsque tu as le désir profond de changer, ta créativité se retrouve au service de cette énergie positive et tu trouves des moyens. N’attends plus et reprends le contrôle de tes pensées!

Marisca Harel

www.meilleur-coaching.com

credit photo : Julien Tromeur Photolia.com

Etre ou avoir un ami ?

Etre ou avoir un ami ?

« L’amitié » on emploie souvent le mot, on parle de nos amis, nos vrais amis, nos faux amis. On se dit déçu en amitié, ou heureux plutôt en amour d’ailleurs. On a une ou un meilleur ami. On se dit amis de longues dates. On fait la différence entre nos amis, nos copains et nos connaissances.

Et si nous nous demandions ce qu’est « être un ami » ?

Sommes-nous amis d’office car nous nous connaissons de longue date ?

Sommes-nous amis parce que nous sortons régulièrement ensemble pour boire un verre ?

Sommes-nous amis parce nous nous appelons presque tous les jours pour nous raconter notre vie ?

Et si être ami de quelqu’un ça se prouvait par des actions ? Des actions où nous donnons de notre temps pour notre ami, sans attendre le moindre retour (si ce n’est que notre ami soit plus heureux) ? N’aurait-ce pas plus de sens ?

Notre vrai ami n’a pas besoin de nous appeler tous les jours, il a juste à répondre quand nous l’appelons avec le besoin ou la très forte envie de lui parler.

Notre vrai ami n’a pas besoin de venir boire un verre avec nous tous les samedis soir, mais c’est un ami s’il fait les 400 km qui nous séparent pour nous emmener danser le jour où nous avons le moral dans les chaussettes.

Notre vrai ami n’a pas besoin d’être dans notre carnet d’adresse depuis 20 ans, pour que nous nous disions que nous pouvons compter sur lui et le voir débarquer le jour de notre déménagement et porter les cartons avec entrain.

Notre vrai ami n’a pas besoin d’adhérer à nos choix, il est là quand il n’est pas d’accord, et il est encore là après quand la vie lui prouve qu’il avait raison, et en vrai ami il ne crie pas sur tous les toits qu’il avait raison.

Notre vrai ami ne nous critique pas, ne nous juge pas, il est simplement notre ami, parce qu’il a décidé de l’être, que aimer en amitié comme en amour est un verbe d’action et que c’est une décision qu’il a prise.

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Notre vrai ami nous écoute attentivement, et cherche à nous comprendre.

Et si nous nous efforcions d’être ce vrai ami le plus souvent possible pour notre entourage?

Si nous décidions de donner de l’amitié, on ne pourrait plus être déçu sauf de nous même. Chaque personne qui nous inspirerait des sentiments, des émotions positives, nous pourrions décider d’être son ami de suite, sans délai. Car l’amitié qu’il recevra, sera pour lui une ressource incroyable pour dépasser ses limites, se sentir plus léger, plus heureux, et gagner en confiance, mais elle aura en plus le pouvoir d’être ressourçante autant pour nous que pour notre lui.

Ne ratons aucune occasion d’être présents quand il faut, pas tout le temps, juste quand il faut, au bon moment, au moment pour nos amis. Ne nous privons pas de cette énergie que nous procure notre amitié, celle que nous donnons.

Et pour vous l’amitié c’est quoi ?

Catherine www.meilleur-coaching.com

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Hello November!! Hello Thanks Giving !! Mais en fait c’est quoi Thanks Giving ?

Hello November !!  Un article de Marisca Harel

Et voici le mois de novembre qui pointe le bout de son nez, apportant avec lui les belles couleurs de l’automne.

C’est le temps de profiter d’une bonne balade en forêt pour laisser toutes ces couleurs apaiser votre âme et vous procurer un sentiment de communion avec la nature.

C’est le temps des délicieux chocolats chauds, des matins ou après-midis emmitouflés sous un bon plaid pour regarder vos séries préférées.

Pour ceux qui en ont une, c’est le temps des bons feux de cheminée…..

C’est aussi le temps de la gratitude en Amérique. Vous connaissez cette fameuse fête plus communément connue sous le nom de « Thanks Giving »? Elle est célébrée aux Etats-Unis par les familles et amis autour d’un bon repas, le dernier jeudi du mois de novembre.

Selon la tradition, les Américains commémorent et remercient les Indiens et le Ciel d’avoir permis aux premiers pèlerins venus d’Angleterre de s’installer et de vivre sur le sol américain grâce aux bonnes récoltes qu’ils ont pu faire. Aujourd’hui, cette fête revêt un sens plus large : l’idée est de célébrer les bonheurs que l’on a pu recevoir tout au long de l’année.

J’aime beaucoup l’esprit de cette fête et je pense qu’on devrait faire de chaque jour un jour de  » Thanks Giving ». Alors vous me direz, pourquoi y accorder tant d’importance? Et bien, vous trouverez dans la gratitude le pouvoir de vous focaliser intentionnellement sur les aspects gratifiants, touchants, joyeux et épanouissants de votre vie. En vous y adonnant chaque jour, vous libèrerez une énergie positive qui vous permettra d’entamer chaque jour du bon pied.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une adepte de la politique de l’autruche. Il s’agit ici d’adopter une psychologie positive, d’en faire un style de vie afin de tenir ferme durant les challenges de la vie. Il vous sera d’autant plus aisé d’y faire face car votre perspective aura changé. Vous prendrez par exemple l’habitude de célébrer vos victoires, de moins vous plaindre ou encore d’envisager ces challenges avec beaucoup plus de sérénité et de confiance.

La citation de Nelson Mandela  » Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » prendra tout son sens.

En tant que Coach de vie une de mes missions est de vous introduire dans cet univers
de la psychologie positive afin de vous aider à explorer les différentes options, perspectives qui s’offrent à vous dans le cadre de votre développement personnel.

En fin de compte, la gratitude est un savant mélange entre la prise de contrôle sur ce qui est de votre responsabilité, et le lâcher prise par rapport aux choses qui ne dépendent pas de vous et sur lesquelles vous ne pouvez pas agir.

Ce pouvoir d’être maître de sa destinée vous grisera et vous permettra d’oser prendre des risques afin de sortir de votre zone de confort.

Alors, devenez un »gratitude-addict » et reprenez le contrôle de votre vie 🙂 !

Je terminerai par cette autre citation de Nelson Mandela  » Je suis maître de mon destin, Et capitaine de mon âme « 

Joyeux Novembre à tous 🙂

 Crédit photo : Keep Calm

 

 

Que faites vous dans la vie ? Je suis slasher ! Mais encore ? Je suis Policier/danseur professionnel !

Que faites vous dans la vie ? Je suis slasher ! Mais encore ? Je suis Policier-danseur professionnel !          Un article de Catherine Beaudouin

Les slashers font couler l’encre des journalistes depuis quelques mois. Fin 2015, 16 % des personnes actives (4 millions de personnes) auraient pu répondre à la question « Que faites vous dans la vie ? » par « Je suis slasher ! »

Mettre un slash derrière sa profession  pour y ajouter une ou parfois plusieurs professions passion, rêve d’enfance, test, défi,  complément financier…est un acte compliqué qui demande du courage, du soutien, de l’organisation mais qui attire beaucoup de monde rêvant d’aller,  soit vers un avenir financier meilleur, soit vers une activité plus en phase avec leur vraie personne.

Slasher, est un phénomène grandissant, et vous pourriez bien être concerné prochainement.

Pourquoi ? Tout simplement, parce que si vous êtes ici  sur ce blog, si vous nous suivez, vous avez compris que notre fil directeur, est « prendre les rênes de sa vie pour être plus heureux » et slasher est souvent un début de solution.

Deux autres phénomènes sont malheureusement à l’honneur ces temps ci « le bore out » et « le brown out ». Le premier est l’ennui au travail, le second le déphasage avec ses valeurs au travail. (Nous vous préparons un article prochainement sur le sujet)

Slasher pourrait bien aussi être la solution pour sortir de son « bore out » ou de son « brown out ». Seulement voilà, se rajouter du travail sans plan d’attaque précis, modèle économique et d’organisation bien pensé risque de vous mener tout droit ou « burn out » !

Slasher peut  donc aussi mettre rapidement en péril l’équilibre d’une vie et faire perdre l’objectif initial d’améliorer sa vie.

C’est pourquoi l’idée se prépare et se réfléchit.

Afin de trouver des débuts de piste, nous partageons avec vous le très bon article du journaliste   Publié le 06 décembre 2015 dans le nouvel Obs.

Nous vous souhaitons une très bonne lecture et nous tenons à votre disposition pour échanger avec vous sur la bonne méthode, vous concernant, pour slasher gagnant !

Catherine www.meilleur-coaching.com Le coaching qui VOUS rend meilleur

Ils ont plusieurs métiers : slasher, mode d’emploi

Ils ont plusieurs métiers : slasher, mode d'emploi
Olivier Guitel, 51 ans, est agriculteur et clown. (DR)

Clown ET agriculteur, informaticien ET caviste… Cumuler petits boulots ou passions à temps partiels mène parfois au burn out ou au découvert à la fin du mois. Quelle est la recette pour ne pas devenir slasher à moitié ? Témoignages.

 

Si vous ne connaissez pas le terme, ne cherchez pas sur Google : nous ne parlerons ici ni des fans de l’ex-guitariste des Guns n’roses, ni du dernier film d’horreur pour adolescents célébrant halloween. Les slashers, c’est aussi un anglicisme dont raffolent les communicants pour désigner les personnes qui cumulent plusieurs activités : ils sont couturier « slash » serveur, régisseur / caviste, ébéniste / prof de guitare…

Porter plusieurs casquettes n’est pas une nouveauté. En témoignent les élus cumulards, étudiants qui enchaînent les petits boulots, temps partiels subis et autres intermittents ! Mais cette tendance se renforce depuis quelques années, comme le montre une étude publiée en octobre à l’occasion du Salon des microentreprises : désormais, 16% des actifs jonglent entre deux métiers, soit tout de même plus de 4 millions de personnes.

D’après la même étude, 64% des slashers assurent qu’ils le sont devenus par choix. Mais à force d’empiler les rendez-vous, attention à ne pas se laisser déborder ! Les personnes que nous avons rencontrées ont souvent été tentées de plaquer leur premier boulot à temps plein pour vivre de leur passion. Ils ont finalement réussi à concilier les deux. Mais leurs témoignages montrent que l’équilibre est une quête perpétuelle… Voici leurs recettes pour ne pas devenir slasher qu’à moitié.

# MYRIAM PROT-POILVET, 40 ANS

 

Professions : Doctorante en histoire de l’art / Conseillère en stratégie numérique / Entrepreneuse / Enseignante en stratégie culturelle

 

Je me chronomètre. »

Comment elle est devenue slasheuse

Elle est diplômée d’HEC, mais elle a aussi étudié l’histoire de l’art. « J’ai failli commencer dans un musée à Ottawa au Canada, se souvient-elle, mais finalement, je suis entréechez Andersen Consulting, devenu Accenture, pour y faire du conseil en stratégie dans la finance et l’industrie ! »

Myriam prend toutefois rapidement un congé sabbatique pour assurer un remplacement au service de communication du Louvre, pendant sept mois. « Je me suis occupé de leur site internet en 1999 – 2000, puis je suis retournée chez Accenture. J’ai ensuite eu l’opportunité de participer, grâce au directeur de la communication du Louvre, à un gros projet multimédia pour le Musée. » Lorsqu’elle retourne au Louvre, on la met en garde : « Tu flingues ta carrière ». Elle devient pourtant alors chef du service internet puis chargée de mission pour la direction du plus grand musée du monde. Grâce à un congé formation, durant lequel elle touche une petite pension, Myriam reprend ses études d’histoire de l’art. Et c’est à ce moment qu’elle commence à créer sa vie de slasheuse.

Ses activités

  • Elle enseigne la stratégie culturelle à l’école du Louvre, à Sciences-Po et au Celsa.
  • Elle conseille de grandes entreprises et des start-up, anime des séminaires, accompagne leur stratégie, leur communication.
  • Elle développe la Dentellière Editions Numériques, une start-up qui édite des œuvres sur tablette destinées aux enfants.
  • Elle fait des recherches pour sa thèse en Histoire de l’art sur la couleur chez certains peintres parisiens du milieu du 17ème siècle.

Comment elle jongle entre ses activités

Le temps de travail, c’est la clé. « Au début j’ai commis une erreur de débutant, j’ai travaillé 24h/24 et 7j/7. C’était de la gloutonnerie. Il est prouvé que travailler au-delà de 40 heures par semaine est contre-productif. J’en ai fait l’expérience. L’important est de bien se connaître. Je me chronomètre parfois. Je suis sans cesse en train de réviser mes priorités, de penser au temps que j’alloue à chaque tâche. » Parfois, Myriam dépasse 40 heures dans la semaine. Sur son temps de loisir, elle lit, s’informe. « Cela représente une forte valeur ajoutée pour mon travail, bien que je ne le décompte pas comme tel, parce que mon travail me passionne. »

Mener plusieurs activités serait générateur de stress. « Mais en réalité, le fait de changer d’activité me permet de m’aérer le cerveau. Pour ma start-up, je n’ai pas de planning, pas de deadline, pas de compte-rendu de réunion, je fais entièrement confiance aux personnes avec qui je travaille – des musiciens, des développeurs, des dessinateurs, souvent aussi slashers – et ça marche très bien. Un slasher s’adapte bien aux entreprises en réseau : avec un indépendant, il y a un rapport équilibré.

Son agenda

Tous les jours, Myriam commence le travail à 8h30 et termine à 16h30, puis éventuellement reprends à 20 heures si nécessaire.

  • Lundi : travail pour un client en stratégie, à mon bureau (recherches, production de contenu), et réunion en visio-conférence.
  • Mardi : matin, cours de stratégie ; après-midi rendez-vous pour un client en stratégie.
  • Mercredi : matin, tâches administratives pour mes deux entreprises (Prot-Poilvet Conseil et La Dentellière Editions Numériques), travail sur l’écriture d’un post ou enregistrement vidéo pour ma chaîne youtube ; après-midi avec mon fils.
  • Mercredi après-midi : pas de travail
  • Jeudi : animation d’un séminaire pour un client en stratégie, rendez-vous avec des prospects en stratégie.
  • Vendredi matin : séance de travail en visio-conférence avec des artistes pour La Dentellière Editions Numériques, suivie du travail de production en solo ;
  • Vendredi après-midi : marketing pour la Dentellière Editions Numériques (site internet, réseaux sociaux, création de la newsletter, envoi d’éléments aux journalistes et prescripteurs…)

 

# OLIVIER GUITEL, 51 ANS

Professions : Agriculteur / Clown

 

 Parfois, je décide de ne rien faire. »

Comment il est devenu slasher

En 1986, sous la pression de son père, Olivier reprend l’exploitation familiale : 300 hectares de terres céréalières à Lommoye, dans les Yvelines, entre Mantes-la-Jolie et Evreux. « En parallèle, j’ai suivi des cours de théâtre, puis j’ai rejoint une troupe amateur, avant d’animer des ateliers. » C’est comme ça qu’il découvre le clown.

Cataclysmique ! dit-il. J’ai compris que jusqu’ici je n’écoutais pas mes désirs, mais plutôt ceux de mes parents, de mon ex-femme… »

Des années plus tard, lorsqu’il est contraint de céder une partie de ses terres, le clown devient une potentielle seconde source de revenus. Olivier réunit des comédiens dans une ferme, et commence à jongler entre deux activités.

Ses activités

  • Il gère son exploitation agricole : administratif, surveillance des champs, vente, supervision de son prestataire, transport de grain, stockage.
  • Il donne deux représentations (artistiques) par mois en tant que clown, ce qui suppose tout un travail de préparation. Il anime aussi des cours dans des centres de loisirs, des spectacles qui accompagnent des conférences dans le domaine social, par exemple sur le cancer du sein, sur l’addiction, sur le chômage.

Comment il jongle entre ses activités

Attention à ne pas se disperser. « Au début, quand j’étais dans les champs, je pensais au clown. Il faut dire qu’on a du temps pour penser, sur un tracteur. Et quand j’étais sur scène, à 500 kilomètres de chez moi, et qu’il se mettait à pleuvoir, je pensais à ce que je n’avais pas semé. » Les activités agricoles sont exigeantes car il faut respecter les saisons, et le spectacle dépend du public. En 2012, j’ai finalement changé mon organisation. Mon matériel était vieillissant et mon salarié était proche de la retraite. J’ai décidé de sous-traiter une bonne part de mon activité à un jeune agriculteur. Je m’occupe toujours de la gestion de l’exploitation, de l’administratif, de la surveillance des champs, de la vente, du transport de grain et du stockage. De décembre à mars, l’activité agricole est plus calme, et lorsqu’en septembre, il y a du travail des deux côtés, j’allonge mes journées, je travaille parfois la nuit, et je gère les priorités, l’urgent. »

« C’est le problème de faire un travail qui est un loisir. Il est parfois difficile de dire non. De refuser un spectacle. Ensuite, on se dit qu’on n’a pas vu son fils durant les vacances. Mais je ne suis pas surmené. Ça, c’était avant, quand j’étais uniquement agriculteur. Je subissais. Maintenant, je suis acteur, c’est mon choix. Quand je suis dans les champs, j’y suis vraiment. Et sur scène aussi. »

Son agenda

  • Lundi matin : communication pour le théatre.
  • Lundi après-midi : Rendez-vous à sa coopérative pour parler engrais.
  • Mardi : examen de la comptabilité de l’exploitation agricole
  • Mercredi matin : atelier théatre avec des enfants à Rosny
  • Mercredi Après-midi : déambulation de clown sur un petit train à Pacy-sur-Eure
  • Mercredi soir : atelier théâtre
  • Jeudi matin : point avec mon prestataire sur les semis
  • Jeudi  après-midi : prestation pour accompagner un séminaire de retour à l’emploi
  • Vendredi matin : atelier théâtre
  • Vendredi après-midi : visite dans son champ pour surveiller les attaques de limace
  • Vendredi soir : conseil d’administration de sa compagnie de théâtre
  • Samedi après-midi : déambulation de clown sur un petit train à Pacy-sur-Eure

 

# JEAN-MAXIME CARRIER, 30 ANS

Professions : conseiller en stratégie / entrepreneur

 

Personne n’est là pour me tirer du lit. »

Comment il tente de devenir slasher

Jusqu’au 2 décembre 2014, Jean-Maxime avait une activité classique : conseiller en stratégie dans une agence de pub. « Lorsque ma fiancée m’a quitté, j’ai eu besoin d’un changement radical. J’ai écrit à mon patron à une heure du matin pour lui dire que je devais démissionner. »

Le voilà sans emploi. Retour à la case départ. Rapidement, toutefois, on lui propose un boulot de conseiller en stratégie marketing, comme indépendant, à l’occasion de l’organisation de l’Euro 2016 en France. « J’ai donc créé ma structure : « The Slashers ». Le terme était déjà très en vogue.

En parallèle, Jean-Maxime développe un projet entrepreneurial. Un jour, alors qu’il est en même temps sur un site de rencontre et sur le site d’Ikéa, il fait un constat :

Tous ces sites proposaient des critères presque identiques, pour chercher la femme de sa vie et un canapé. »

Il lui vient une idée. « J’ai décidé de créer une page Facebook pour dénoncer ce grand supermarché des relations amoureuses sur internet. Les gens ont besoin de prendre du temps pour les choses importantes de la vie, j’ai donc décidé de créé le slow dating, l’inverse du speed dating. » C’est comme ça qu’est né son projet : « Les brigades de l’amour. »

Ses activités

  • Il s’occupe de faire connaître sa marque, anime son blog, développe un site internet et une marque de sweat-shirt, recherche des lieux pour organiser des événements.
  • Il conseille des entreprises sur des questions de marketing et de communication.

Comment il jongle entre ses activités

« Je fais tout, tout seul, donc ce n’est pas toujours évident : l’indépendance et l’autonomie sont très appréciables, mais il n’y a personne vous tirer du lit. »

« J’ai tendance à être jusqu’au-boutiste, mais il n’est pas toujours évident de traiter plusieurs projets en même temps. Pendant la journée, je passe de longues heures à empaqueter des sweat-shirts, en écrivant un petit mot pour chaque client. Je pars au milieu de la journée pour un rendez-vous avec une entreprise pour du conseil. Il m’arrive également de me transformer en fée du ménage lorsque je loue mon appartement sur des sites collaboratifs pour arrondir les fins de mois ! »

Son agenda

  • Lundi matin : réunion développeur site web client MHS, réunion DA pour charte graphique MHS, réunion téléphonique pour placement produit Brigade à la TV
  • Lundi après-midi : préparation pub Facebook pour brigade, et envoi d’une commande Brigade, prospection
  • Mardi matin : réunion Imprimerie du Marais, réunion téléphonique DA pour flyer de la Brigade, Ménage / Préparation appartement pour location
  • Mardi après-midi : appel téléphonique relations presse MHS, comptabilité de septembre
  • Mercredi matin : RDV chez 50A, appel DA pour nouvelle collection BDL, , call photographe nouveau shooting site web Brigade
  • Mercredi après-midi : préparer commande sweat kids Brigade, réunion à l’entrepôt de Boulogne, réunion brand content MHS
  • Jeudi matin : préparer envoi pour lespetitsfrenchies, visite lieu pour Apéro de l’Amour
  • Jeudi après-midi : call imprimeur étiquette sweat Brigade, Rdv banque The Slashers
  • Vendredi matin : ménage/ préparation appart, Rdv Photographe pour la Brigade
  • Vendredi après-midi : réunion chez OOTB pour compétition pub

 

# LAURENT LIOTARD, 44 ANS

Professions : informaticien, caviste

 

On ne fait pas qu’un seul métier dans sa vie. »

Comment il est devenu slasher

Après des études d’ingénieur en informatique, Laurent Liotard a passé 12 ans à travailler pour des sociétés de conseil en informatique, dans le domaine de l’aérospatial. « Lorsque j’ai été licencié, j’ai voulu devenir commercial, j’ai travaillé pour une agence immobilière, puis j’ai vendu des panneaux solaires, des produits pour l’isolation. »

Il finit par retourner dans l’informatique, mais en tant que commercial, pour une société qui réalise des sites internet :

J’ai réalisé que j’avais des compétences techniques et commerciales, et j’ai donc décidé de lancer ma propre activité. Et j’en ai profité pour développer deux autres passions. »

Ses activités

  • Conseiller en informatique indépendant.
  • Vente de vin à domicile, dégustation
  • Animation de réseaux professionnels

Comment il jongle entre ses activités

Cela n’a pas été évident de quitter le salariat. « Il faut une certaine volonté. Pour ceux qui ne peuvent pas faire plusieurs activités sur le même front, ça peut être un stress supplémentaire. » La journée, Laurent démarche des clients, souvent par téléphone, et parfois il se déplace. « Si je n’ai pas trop de rendez-vous, cela me laisse du temps pour le reste. Les dégustations de vin ont plutôt lieu le soir. »

Laurent fait partie d’un réseau de vente à domicile national qui s’appelle « Mon caviste à la maison ». « Je fais déguster et les gens passent commande. Cela me procure environ 20% de mes revenus. »

Comment gérer sa vie de famille ? « J’ai des enfants, mais ils sont grands, et je ne suis pas en couple, donc j’ai du temps libre le soir en semaine. Je préside le club affaires Midi-Pyrénées, bénévolement, mais cela m’apporte aussi une lisibilité pour mon activité de conseil. J’organise des soirées, on s’échange des cartes de visite. »

Il se rend à d’autres soirées de réseau, au moins deux fois par semaine. « Parfois, c’est vrai que c’est un peu speed. Mais je suis convaincu que l’on ne fait pas qu’un seul métier dans sa vie. Et si l’on devient bon sur un sujet, il n’est pas toujours nécessaire de l’abandonner. Je suis entouré d’indépendants, et d’autres ont choisi une autre façon de fonctionner : ils ont une seule activité, mais avec plusieurs clients. » Selon Laurent, il n’y a pas de doute, le monde de l’entreprise demande de plus en plus d’être adaptable. Qu’on l’apprécie ou non, cela s’impose.

 

Une conséquence de la précarisation du marché du travail ?

Myriam Prot-Poilvet fait sa propre analyse du phénomène :

« On oublie que le salariat est relativement récent, il a émergé au 18e siècle. A l’époque, les entreprises avaient besoin de sécuriser l’accès aux compétences des employés, pour ne pas avoir à les chercher en permanence. »

Les temps ont changé ? Comme le marché du travail leur est défavorable, les candidats se bousculent au portillon des entreprises. Les boîtes ont rapidement accès à une multitude de compétences grâce aux réseaux sociaux professionnels comme Viadeo ou Linkedin, ou tout simplement via le réseau de leurs salariés.

« Beaucoup de gens ne se plaisent pas en entreprise, remarque Laurent Liotard, ils s’estiment mal payés, souhaitent un revenu complémentaire, ou exploiter davantage leurs compétences. »

Ainsi, même si 64% des slashers assurent qu’ils le sont par choix, il est probable que le chômage de masse, la transformation des façons de travailler et le développement des technologies de l’information expliquent en grande partie leur nombre. Pour Myriam Prot-Poilvet aussi, les slashers viennent chercher dans leur indépendance le moyen d’exprimer des compétences multiples qui ne sont pas reconnues par l’entreprise :

« Bien que les entreprises tentent de passer à la culture du résultat, dans les faits, elles ont encore du mal à se débarasser du raisonnement : un salarié égale une tâche. Elles ont du mal à employer quelqu’un qui n’est pas de 9h à 18h devant son bureau. Mais finalement, les premiers slashers, ce sont les chefs d’entreprise. Comptabilité, stratégie, management, expertise, représentation… ils cumulent plusieurs compétences en un seul titre, et s’ils ne sont pas perçus comme des slashers, c’est parce qu’on y est habitué. »

Et la gestion de projet, qui se développe dans les entreprises et l’administration, et qui consiste justement à confier à un seul salarié des responsabilités transversales, impliquant le développement de multiples compétences en sein d’une même fonction ? Pour cette slasheuse endurcie, le phénomène est aussi générationnel.

« La génération X n’a pas bousculé les codes du monde du travail, poursuit Myriam Prot-Poilvet, elle s’y est adaptée, mais elle a placé le bonheur en priorité. Et elle est témoin de l’acte de résistance de la génération Y qui, face aux promesses non tenues de l’entreprise, refuse de se laisser imposer un contrat défavorable. La génération X est partagée entre ceux qui se disent : ‘Je me suis adapté, il n’y a pas de raison que les plus jeunes ne renoncent pas eux aussi à certaines aspirations personnelles’, et ceux qui, au contraire, prennent exemple. »

Les slashers font partie de cette seconde catégorie.

Donald Hebert

Donald Hebert

Donald Hebert

Journaliste

 
 

La maîtresse, premier coach de nos enfants

La maîtresse premier coach de nos enfants ! J’aimerai croire que toutes les maîtresses sont comme cette femme. J’aimerai aussi croire que tous les parents puissent lire ce post et élargir leur vision (Voir article : Je vois ma vie avec les lunettes de mon vécu, et si j’essayai les vôtres?).

Nous ne connaissons jamais toute la situation. Ce témoignage poignant de cette maîtresse nous met fasse à nos suppositions qui pourraient détruire ce merveilleux travail que que cette femme fait avec nos enfants, avec tous les enfants.

Il met aussi en avant toutes les contraintes de la confidentialité pourtant essentielle pour un bon travail. Un bon coach comme un bon médecin ne trahit pas la confiance totale que lui apporte son client. Et pourtant, le respect de la confidentialité génère souvent des cas de conscience, elle entraine aussi des jugements auxquels on ne peut répondre si l’on veut respecter le cadre du contrat.

Alors, je vous invite à lire jusqu’au bout, penser à toutes ces situations où l’on ne sait pas tout, où l’on ne peut rien dire pour se défendre sans rompre son engagement de confidentialité et partager vos commentaires.

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Catherine www.meilleur-coaching.com 

“Chers parents : à propos de CET enfant…”, par Amy Murray.

Chers parents :
Je sais. Vous êtes inquiets. Chaque jour, votre enfant rentre à la maison et vous parle de CET enfant. Celui qui est toujours occupé à frapper, pincer, griffer et même parfois mordre les autres enfants. Celui à qui je dois toujours tenir la main dans le couloir. Celui qui a son coin spécial sur le tapis de jeu et préfère s’asseoir sur une chaise plutôt que par terre. Celui qui a du quitter la classe parce qu’on ne jette pas les jouets. Celui qui a grimpé la grille de la cour alors que je lui disais d’arrêter. Celui qui a aspergé le sol avec le lait de son voisin parce qu’il était en colère. Exprès. Alors que je le regardais. Et quand je lui ai demandé de nettoyer, il a vidé le rouleau de sopalin. Exprès. Alors que je le regardais. Celui qui a prononcé le mot en M en cours de gym.
Vous êtes inquiet que CET enfant n’empêche le votre d’apprendre. Vous avez peur qu’il me prenne trop de temps et d’énergie pour que le votre ait sa part d’attention. Vous avez peur qu’il ne blesse quelqu’un un jour. Vous avez peur que ce “quelqu’un” soit votre enfant. Vous avez peur que votre enfant ne devienne agressif pour obtenir ce qu’il veut. Vous avez peur que votre enfant ne devienne un cancre parce que je n’aurais pas remarqué qu’il a du mal à écrire. Je sais.
Votre enfant, à son âge et dans cette classe, n’est pas CET enfant. Votre enfant n’est pas parfait, mais en général, il obéit. Il partage ses jouets sans problème. Il ne jette pas son matériel. Il lève la main pour parler. Il travaille quand c’est l’heure de travailler, et joue quand c’est l’heure de jouer. On peut le laisser aller seul aux toilettes et en revenir sans craindre une mauvaise blague. Il pense que le mot en P est “purée” et que le mot en M est “mercredi”. Je sais.
Je sais, et je m’en inquiète aussi.
Vous savez, je m’inquiète tout le temps. Pour TOUS les enfants. Je m’inquiète de l’écriture de votre enfant, de la prononciation d’un autre, de la timidité de celui-ci ou de tel autre qui ne mange pas le midi. J’ai peur que le manteau de Gavin ne soit pas assez chaud et que le père de Talitha ne la gronde parce qu’elle écrit les B à l’envers. Tous mes trajets en voiture et toutes mes douches, je les passe à m’inquiéter.
Mais je le sais, vous voulez parler de CET enfant. Parce que les B à l’envers de Talitha ne causeront pas un oeil au beurre noir à votre enfant.
Moi aussi je veux parler de CET enfant, mais il y a tellement de choses que je n’aurais pas le droit de vous dire.
Je ne ne pourrais pas vous dire qu’il a été adopté dans un orphelinat quand il avait 18 mois.
Je ne pourrais pas vous dire qu’il suit un régime spécial à cause de ses allergies alimentaires et qu’il a faim TOUT. LE. TEMPS.
Je ne pourrais pas vous dire que ses parents sont en plein divorce et qu’il habite chez sa grand-mère.
Je ne pourrais pas vous dire que j’ai peur que sa grand-mère ne commence à boire…
Je ne pourrais pas vous dire que son traitement contre l’asthme le rend agité.
Je ne pourrais pas vous dire que sa mère est seule, et que cet enfant est à la garderie à la seconde où elle ouvre jusqu’à la seconde où elle ferme le soir. Il a ensuite 40 minutes de trajet pour rentrer chez lui, et dors donc moins que la plupart des adultes.
Je ne pourrais pas vous dire qu’il a assisté à des violences domestiques.
Vous comprenez. Vous savez que je ne peux pas divulguer d’informations personnelles. Vous voulez juste savoir ce que je FAIS à propos du comportement de CET enfant.
J’aimerais vous le dire. Mais je ne peux pas.
Je ne peux pas vous die qu’il reçoit des cours d’orthophonie, qu’un examen a révélé retard de langage, et qu’un thérapeute a lié son agressivité à ses difficultés à communiquer.
Je ne peux pas vous dire que je rencontre ses parents TOUTES les semaines, et que le plus souvent, ils crient pendant ces rencontres.
Je ne peux pas vous dire que cet enfant et moi avons un signal secret avec nos mains quand il veut s’asseoir tout seul dans son coin.
Je ne peux pas vous dire qu’il passe le temps de la sieste blotti sur mes genoux parce que sentir mon coeur battre “le fait se sentir bien”.
Je ne peux pas vous dire que depuis trois mois, je note chacun de ses accès de colère et que leur nombre a baissé de 5 par jour à 5 par semaine.
Je ne peux pas vous dire que le secrétaire de l’école à accepté que je l’envoie dans son bureau quand il a besoin de prendre l’air.
Je ne peux pas vous dire qu’à une réunion de professeurs, les larmes aux yeux, j’ai supplié mes collègues de le surveiller de près, de lui prêter attention, même quand ils sont en colère parce qu’il a encore frappé quelqu’un JUSTE DEVANT EUX.
Le truc c’est qu’il y a TELLEMENT DE CHOSES que je ne pas dire à propos de cet enfant. Même les bonnes choses je ne peux pas vous les dire.
Je ne peux pas vous dire que son travail dans la classe est d’arroser les plantes, et que quand l’une d’elle est morte pendant l’hiver, il a pleuré toutes les larmes de son corps.
Je ne peux pas vous dire qu’il embrasse sa petite soeur tous les matins pour lui dire au revoir, et lui murmure “Tu est mon soleil” avant que sa mère n’emporte la poussette.
Je ne peux pas vous dire qu’il en sait plus à propos des orages que bien des mététorologues.
Je ne peux pas vous dire qu’il me propose souvent d’aider à tailler les crayons pendant les récréations.
Je ne peux pas vous dire qu’il coiffe les cheveux de sa meilleure amie pendant la sieste.
Je ne peux pas vous dire que lorsqu’un de ses camarades pleure, il se précipite pour lui lire une de ses histoires préférées.
Le truc, chers parents, c’est que je ne peux vous parler que de VOTRE enfant. Alors je peux vous dire ceci :
Si jamais un jour VOTRE enfant devient CET enfant…
Je ne partagerai pas vos histoires de famille avec d’autres parents.
Je communiquerai avec vous régulièrement, clairement, et gentiment.
Je m’assurerai qu’il y a des mouchoirs sur mon bureau pendant nos rencontres, je vous tiendrai la main si vous pleurez.
Je me battrai pour que vous receviez les services des meilleurs spécialistes, et je coopérerai avec eux pour obtenir les meilleurs résultats.
Je m’assurerai que votre enfant reçoive le surplus d’amour et d’attention dont il a besoin.
Je porterai sa voix auprès du personnel de l’école.
Quoiqu’il arrive, je continuerai à chercher tous ses bons côtés, toutes ses qualités et tout ce qui le rend exceptionnel.
Je lui rappellerai ces choses, ainsi qu’à vous, encore et encore.
Et quand un parent viendra se plaindre de VOTRE enfant…
Je lui répèterai tout ça,encore et encore.
Avec tout mon amour;

La maîtresse.

Source: Bridoz

Tu seras heureuse M. (Merci Mr Kipling)

Tu seras heureuse M.  (Merci Mr Kipling)

J’ai rencontré récemment dans le cadre de mon activité de coach une personne très inspirante, positive, avec des rêves et des visions Incroyables. En lui parlant, on a envie de la suivre, elle m’a fait confiance et a mis à nue toute sa fragilité et je l’ai trouvé encore plus solaire, rayonnante. A travers son discours d’une force incroyable, elle m’a rappelé le merveilleux poème de Kipling que certains d’entre vous connaissent.

Pourquoi ce poème ? Parce que Kipling a su, à travers ce texte nous faire prendre conscience que force et fragilité étaient tous les deux des talents qui se côtoient.

Il nous rappelle que c’est dans l’équilibre que nous trouvons la paix de l’esprit et que nous pouvons avancer avec certitude vers un monde qui nous semble meilleur.

Je le dédie donc à cette femme qui se reconnaîtra. Je le dédie aussi à toutes celles et ceux qui se perdent dans les extrêmes et ne savent pas toujours à quoi se raccrocher pour revenir au calme. Je le dédie à toutes celles et ceux qui veulent prendre ou reprendre les rênes de leur vie.

Je remercie Rudyard Kipling de cet outil incroyable, un message intemporel, qui m’a permis il y a longtemps déjà d’avoir un fil conducteur pour comprendre ce qu’est une vie équilibrée, une vie où on se sent quelqu’un, une vie qui a du sens.

Catherine

www.meilleur-coaching.com  Le coaching qui VOUS rend meilleur

Si, en anglais « If— », est un poème de Rudyard Kipling, écrit en 1895, et publié en 1910 dans Rewards and Fairies. Il lui a été inspiré par le Raid Jameson. Évocation de la vertu britannique de l’ère victorienne, comme Invictus de William Ernest Henley vingt ans plus tôt, ce poème est rapidement devenu très célèbre. Deux de ses vers sont notamment reproduits à l’entrée des joueurs du court central de Wimbledon. (Source : Wikipédia)

SI… de Rudyard Kipling (1918)

TU SERAS UN HOMME, MON FILS

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

LE POÈME ORIGINAL EN ANGLAIS

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!

 Crédit Photo : AZ QUOTE     http://www.azquotes.com

Je vois Ma vie à travers les lunettes de Mon vécu…et si j’essayais les vôtres ?

Et oui, c’est comme ça, la plupart d’entre nous pensons que le monde est, ou doit être, comme nous le voyons. Et nous le voyons, comme notre cerveau l’a construit avec nos apprentissages.

Bien sût tout ceci est inconscient. En clair, on ne se rend compte de rien.

On parle aujourd’hui de paradigme, c’est un mot de plus en plus fréquemment employé en psychologie, ou développement personnel.

Le paradigme c’est notre cadre de référence. C’est notre façon de voir le monde, de le percevoir, de le définir, de le comprendre. Cette façon d’interpréter le monde et ce qui nous arrive, est bien entendue la conséquence de notre vie, de nos expériences, de notre éducation, de notre vécu tout simplement. Toutes ces expériences créent des autoroutes de pensées desquelles nous ne sortons pas, des croyances qu’on dit limitantes, car notre vision du monde s’y limite.

Nous supposons avoir une vision universelle du monde et nos comportements, nos actes, nos jugements se basent sur cette vision.

Seulement voilà, chacun d’entre nous a SA vision, parce que heureusement chacun d’entre nous a un passé et des expériences différentes. Ceci, par ailleurs participe à notre personnalité voir même à note intégrité.

Alors, imaginer d’autres versions du monde, ce n’est pas si simple. Ca demande déjà d’accepter que les autres ont d’autres paradigmes et de trouver un intérêt à imaginer comment les autres peuvent voir le monde.

Et puis imaginer les versions des autres, ce n’est pas renoncer à sa version, c’est l’élargir.

Nous côtoyons tous des personnes que nous trouvons étroites d’esprit (en fait elles n’ont pas notre vision tout bêtement), alors tentons d’être plus ouverts aux perceptions des autres, élargissons nos visions, pour tout simplement accepter calmement des situations qui sans cela nous dérangeraient.

En acceptant d’autres paradigmes, notre vision devient absolument plus objective. Et pour toute celles et ceux qui veulent faire du non jugement une valeur ancrée dans leur quotidien, l’exercice facilite quand même beaucoup la tâche.

En coaching on ne travaille pas sur SON passé (ou très peu) on explore les possibilités permettant d’avancer vers des objectifs à atteindre devant soi. Mais pour atteindre ces objectifs devant soi, élargir sa vision, accepter, voire imaginer que les autres ont un passé qu’ils portent avec eux dans ce qu’ils sont et ce qu’ils font, est une arme essentielle pour être serein dans la réussite des défis que l’on se lance.

Alors, et vous, êtes vous prêt aux changements de paradigmes ?

 

Catherine

www.meilleur-coaching.com

 

Credit photo : Lunettes Femmes d’aujourd’hui

Comment les grands leaders inspirent l’action

Aujourd’hui je partage avec vous une présentation de Simon Senek sur Ted qui m’a particulièrement inspirée et même influencée ces dernières années !

Si on écoute et si on applique cette vision du pourquoi avant le comment non seulement on devient plus inspirant certes mais notre propre perception du monde s’en trouve enrichit.

La présentation est si parfaite que je vous laisse la regarder, sans ajouter mot.

Comme pour les autres posts vos commentaires, ressentis, questions, sont les bienvenus dans les commentaires.

Belle écoute à vous,

Traduction de la conférence :

0:12Comment expliquer pourquoi les choses ne se déroulent pas comme prévu ? Ou mieux, comment expliquer pourquoi les autres sont capables de réussir ce qui semble défier toutes nos attentes ? Par exemple: Pourquoi Apple est-elle si innovante ? Année après année après année, ils innovent plus que leurs compétiteurs. Et pourtant, ils sont juste un fabricant d’ordinateurs. Ils sont comme tous les autres. Ils ont le même accès aux mêmes talents, les mêmes agences, les mêmes consultants, les mêmes média. Alors comment se fait-il qu’ils semblent avoir quelque chose de différent ? Pourquoi Martin Luther King a mené le mouvement des droits civiques ? Il n’était pas le seul a avoir souffert dans une Amérique d’avant les droits civiques. Et il n’était sûrement pas le seul grand orateur de l’époque. Pourquoi lui ? Et comment les frères Wright ont pu découvrir le vol habité, contrôlé et motorisé alors qu’il y avait sûrement d’autres équipes qui étaient mieux qualifiées, mieux financées, et qui n’ont pas découvert le vol motorisé habité et les frères Wright les ont battus. Il y a autre chose en jeu ici.

1:17Il y a 3 ans et demi, j’ai fait une découverte, et cette découverte a profondément changéma vision de comment le monde marche. Et cela a même profondément changé la manière dont je me comporte. Il se trouve qu’il se dégage un modèle. Il se trouve que tous les grands leaders et organisations qui inspirent le monde, que ce soit Apple, ou Martin Luther King ou les frères Wright, ils pensent, agissent et communiquent tous de la même manière. Et d’une manière totalement opposée à tous les autres. Tout ce qu’il me restait à faire était de la codifier. Et il s’agit surement de l’idée la plus simple au monde. J’appelle ça le cercle d’or.

2:07Pourquoi ? Comment ? Quoi ? Cette petite idée explique pourquoi certaines organisations et leaders sont capables d’inspirer où les autres échouent. Définissons les termes très rapidement. Chaque personne, chaque organisation sur la planète savent ce qu’elle fait,100 pourcent. Certaines savent pourquoi elles le font, que vous l’appeliez proposition de valeur différenciée ou processus propriétaire ou votre innovation brevetée. Mais vraiment très peu de personnes et d’organisations savent pourquoi elles font ce qu’elles font. Et par « pourquoi », je ne veux pas dire « pour faire du profit ». C’est une conséquence. C’est toujours une conséquence. Par « pourquoi », je veux dire: dans quel but ? Quelle est votre cause ? Quelle est votre croyance ? Pourquoi votre organisation existe-t-elle ? Pourquoi est-ce que vous vous levez le matin ? Et pourquoi ça intéresserait les autres ? Par conséquent, notre manière de penser, d’agir, de communiquer se fait de l’extérieur vers l’intérieur. C’est évident. Nous allons du plus concret au plus abstrait. Mais les leaders inspirés et les organisations inspirées, quelque soient leurs tailles, quelque soient leurs domaines, toutes pensent, agissent et communiquent de l’intérieur vers l’extérieur.

3:13Je vais vous donner un exemple. J’utilise Apple car c’est facile à comprendre et tout le monde connait. Si Apple était comme tout le monde, un de leurs messages publicitaires pourrait ressembler à ça : « Nous faisons des ordinateurs formidables. Ils sont magnifiquement designés, faciles à utiliser et conviviaux. Vous en voulez un ? » Bof. Et c’est comme ça que la plupart d’entre nous communique. C’est comme ça que le marketing est fait. C’est comme ça qu’on vend. Et c’est comme ça que la plupart d’entre nous parlons. Nous disons ce que nous faisons, en quoi nous sommes différents ou meilleurs. et nous nous attendons à un certain comportement, un achat, un vote, ou quelque chose de la sorte. « Voici notre nouveau cabinet d’avocat. Nous avons les meilleurs avocats et les plus gros clients. Nous nous donnons toujours à fond pour les clients avec qui nous travaillons. » « Voici notre nouvelle voiture. Elle a une superbe autonomie. Elle a des sièges en cuir. Achetez notre voiture. » Ça ne donne aucune inspiration.

4:00Voici la manière dont Apple communique vraiment : « Dans tout ce que nous faisons, nous croyons à la remise en cause du statu quo. Nous croyons en une manière différente de penser. Notre manière de remettre en question le statu quo est de rendre nos produits magnifiquement désignés, faciles à utiliser et conviviaux. Et il se trouve qu’on fait des ordinateurs formidables. Vous en voulez un ? » Rien à voir non ? Vous êtes prêt à m’acheter un ordinateur. Tout ce que j’ai fait c’est de renverser l’ordre des informations.Cela prouve que les gens n’achètent pas ce que vous faites; ils achètent pourquoi vous le faites. Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites.

4:36Cela explique pourquoi il est parfaitement rassurant pour chaque personne ici d’acheter un ordinateur chez Apple. Mais nous sommes aussi tout à fait à l’aise pour acheter un lecteur MP3 Apple, ou un téléphone Apple, ou un enregistreur vidéo numérique AppleMais, comme je l’ai dit précédemment, Apple est simplement un fabriquant d’ordinateurs.Rien ne distingue leur structure de celles de leurs compétiteurs. Leurs compétiteurs sont tout aussi qualifiés pour fabriquer tous ces produits. En fait, ils ont essayé. Il y a quelques années, Gateway a sorti une télé à écran plat. Ils étaient éminemment qualifiés pour produire des télés à écran plat. Ils produisaient des moniteurs à écran plat depuis des années. Personne n’en a acheté. Dell a sorti des lecteurs MP3 et des PDA. Et ils ont fait des produits de grande qualité. Et ils savent faire des produits parfaitement conçus. Et personne n’en a acheté. En fait, en y pensant, on ne peut même pas imaginer acheter un lecteur MP3 de Dell. Pourquoi achèterions nous le lecteur MP3 d’un fabricant d’ordinateurs ? Mais nous le faisons tous les jours. Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Le but n’est pas de faire du businessavec tous ceux qui ont besoin de votre produit. Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez. Et voici le meilleur.

5:49Rien de ce que je ne vous dis n’est une opinion. C’est ancré dans les fondements de la biologie. Pas de la psychologie, de la biologie. Si vous regardez une coupe du cerveau humain, de haut en bas, Ce que vous verrez c’est que le cerveau humain est séparé en trois composantes majeures qui correspondent parfaitement au cercle d’or. Notre cerveau le plus récent, notre cerveau d’homo sapiens, notre néocortex, correspond au niveau du « quoi ». Le néocortex est responsable de toutes nos pensées rationnelles et analytiques et au langage. Les deux sections du milieu forment notre système limbique. Et notre système limbique est responsable de toutes nos émotions, comme la confiance ou la loyauté. Il est aussi responsable de tous nos comportements humains, de toutes nos prises de décision,et il n’a pas de capacité de langage.

6:35En d’autre mots, quand nous communiquons de l’extérieur vers l’intérieur, oui, les gens comprennent une grande quantité d’information compliquée comme les fonctionnalités, les bénéfices et les faits et chiffres. Mais cela n’induit pas de comportement. Quand nous communiquons de l’intérieur vers l’extérieur, nous parlons directement à la partie du cerveau qui contrôle le comportement, et nous permettons aux gens de le rationnaliseravec les éléments tangibles de ce que nous disons et faisons. C’est de là que viennent les coups de tête. Vous savez, des fois vous pouvez donner à quelqu’un tous les faits et chiffres, et ils disent « Je sais ce que disent les faits et les détails, mais je ne le sens simplement pas. » Pourquoi utiliserions nous ce verbe, je ne le « sens » pas ? Parce que la partie du cerveau qui contrôle la prise de décision, ne contrôle pas le langage. Et le mieux que nous puissions trouver est « Je sais pas. Je le sens pas. » Ou par moments vous affirmez que vous dirigez avec votre coeur, ou que vous dirigez avec votre âme. Et bien, désolé de vous l’apprendre, mais ce ne sont pas les organes qui contrôlent le comportement. Tout se déroule là dans votre système limbique, la partie du cerveau qui contrôle la prise de décision mais pas le langage.

7:29Et si vous ne savez pas pourquoi vous faites ce que vous faites, et si les gens réagissent à pourquoi vous le faites, alors comment arriverez-vous à faire en sorte que les gens votent pour vous, ou vous achètent quelque chose, ou, plus important, soient loyaux et veuillent faire partie de ce que vous faites. De nouveau, le but n’est pas seulement de vendre à ceux qui ont besoin de ce que vous avez; le but est de vendre à ceux qui partagent vos convictions. Le but n’est pas seulement d’employer ceux qui ont besoin d’un travail; c’est d’employer ceux qui partagent vos convictions. Je dis toujours que, vous savez, si vous engagez des gens uniquement parce qu’ils peuvent faire le travail, ils vont travailler pour votre argent, mais si vous engagez ceux qui partagent vos convictions, ils travailleront pour vous avec sang, sueur et larmes. Et il n’est pas meilleur exemple en la matière que celui des frères Wright.

8:14La plupart des gens ne connaissent pas Samuel Pierpont Langley. Et au tout début du vingtième siècle, la course au vol habité motorisé ressemblait à la course à l’internet d’aujourd’hui. Tout le monde essayait. Et Samuel Pierpont Langley possédait ce que nous supposions être la recette du succès. Je veux dire, même aujourd’hui, en demandant aux gens : « Pourquoi votre produit ou votre entreprise a été un échec ? » et les réponses sont toujours une combinaison de trois choses identiques, un manque de capital, les mauvaises personnes, un marché en mauvaise forme. C’est toujours les trois mêmes choses, alors penchons-nous là-dessus. Samuel Pierpont Langley a reçu 50 000 dollars par le département de la guerre pour découvrir cette machine volante. L’argent n’était pas un problème. Il avait une chaire à Harvard et travaillait à l’observatoire d’astrophysique Smithsonian et était très bien introduit. Il connaissait tous les grands esprits de l’époque. Il a engagé les personnes les plus intelligentes que l’argent pouvait lui trouver. Et l’état du marché était fantastique. Le New York Times le suivait tout au long de l’année. Et tout le monde soutenait Langley. Alors pourquoi n’avez vous jamais entendu parler de Samuel Pierpont Langley ?

9:15A quelques centaines de kilomètres de là à Dayton dans l’Ohio, Orville et Wilbur Wright,n’avaient rien de ce que l’on considère comme la recette du succès. Ils n’avaient pas d’argent. Ils ont financé leur rêve avec la recette de leur magasin de vélos. Personne au sein de l’équipe des frères Wright n’avait été à l’université, pas même Orville ou Wilbur. Et le New York Times ne les suivait nulle part. La différence était qu’Orville et Wilbur étaient inspirés par une cause, un but, une croyance. Ils croyaient que s’ils pouvaient découvrir une machine volante, ils changeraient le cours du monde. Samuel Pierpont Langley était différent. Il voulait être riche, et il voulait être célèbre. Il courait après le résultat. Il courait après les richesses. Et voilà, voyez ce qui s’est passé. Ceux qui croyaient au rêve des frères Wright, travaillaient avec eux avec sang, sueur et larmes. Les autres travaillaient seulement pour leur salaire. Et ils racontaient des histoires sur comment les Wright brothers quand ils allaient faire les courses prenaient toujours 5 jeux de pièces, car c’est le nombre de fois qu’ils se crashaient avant d’aller dîner.

10:20Et, finalement, le 17 décembre 1903, les frères Wright ont pris leur envol, et personne n’était là pour en être témoin. Nous l’avons découvert quelques jours plus tard. Une preuve supplémentaire que la motivation de Langley n’était pas la bonne, le jour de l’envol des frères Wright, il a démissionné. Il aurait pu dire, « C’est une super découverte les mecs,et je vais essayer d’améliorer votre technologie », mais il ne l’a pas fait. Il n’a pas été premier, il n’est pas devenu riche, il n’est pas devenu célèbre, alors il a démissionné.

10:50Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Et si vous parlez de vos convictions, vous attirerez ceux qui croient en ce que vous croyez.Mais pourquoi est-ce si important d’attirer ceux qui partagent vos convictions ? C’est pour quelque chose qui s’appelle la loi de diffusion de l’innovation. Et si vous ne connaissez pas la loi, vous connaissez certainement les termes. Les premiers deux pourcents et demi de notre population sont des innovateurs. Les 13 pourcent et demi suivants de la population sont des utilisateurs de la première heure. Les 34 pourcent suivants constituent la majorité précoce, la majorité tardive et les trainards. La seule raison pour laquelle ces gens achètent des téléphones tactiles c’est parce qu’on ne peut plus acheter de téléphones à cadran.

11:28(rires)

11:30Nous nous trouvons tous à un endroit différent à un moment différent sur cet axe, mais ce que la loi de la diffusion de l’innovation nous apprend c’est que si vous voulez le succès sur le marché de masse ou l’acceptation d’une idée par le marché de masse, vous ne pouvez pas l’atteindre avant d’avoir atteint ce point de basculement entre 15 et 18 pourcent de pénétration du marché. Et ensuite on a un pic. Et j’adore demander aux entreprises, « Quel est votre taux de conversion sur les nouveaux produits ? » Et ils adorent vous dire, « Oh, c’est environ 10 pourcent », fièrement. Et bien, il est possible de trébucher avec 10 pourcent de clients. Nous avons tous environ 10 pourcent qui « comprennent ».C’est comme ça qu’on les décrit. C’est comme ce sentiment viscéral, « Oh, ils comprennent ». Le problème est : Comment trouver ceux qui comprennent parmi ceux qui ne comprennent pas avant de faire des affaires avec eux ? Et c’est ça ici, ce petit espace,qu’il faut combler, comme dit Jeffrey Moore « sauter le gouffre ». Parce que, voyez-vous, la majorité précoce ne va pas essayer quelque chose avant que quelqu’un d’autre ne l’ait essayé d’abord. Et ces gens là, ces innovateurs et ces utilisateurs de la première heure, ils sont à l’aise pour agir sur des coups de tête. Ils sont plus à l’aise pour prendre ces décisions intuitives qui sont inspirées par ce qu’ils croient sur le monde et pas seulement par quel produit est disponible.

12:38Ce sont les gens qui font la queue pendant six heures pour acheter un iPhone dès leur sortie, alors qu’ils auraient simplement pu aller dans le magasin une semaine plus tard et en acheter un en rayon. Ce sont les gens qui ont dépensé 40 000 dollars pour s’acheter les premières télés à écran plat, même si la technologie était de mauvaise qualité. Et d’ailleurs, ils ne l’ont pas fait parce que la technologie était formidable. Ils l’ont fait pour eux-mêmes. C’est parce qu’ils voulaient être les premiers. Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Et ce que vous faites traduitsimplement ce que vous croyez. En fait, les gens vont agir pour prouver ce en quoi ils croient. La raison qu’a cette personne d’acheter un iPhone pendant les six premières heures, faire la queue pendant six heures, est ce qu’elle croit sur le monde, et qu’elle voulait que tout le monde puisse en témoigner. Ils étaient les premiers. Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites.

13:27Laissez-moi vous donner un exemple célèbre, d’un échec retentissant et d’un succès bien connu de la loi de diffusion de l’innovation. D’abord, l’échec retentissant. C’est un exemple commercial. Comme nous venons de le dire il y a quelques secondes, la recette du succès est l’argent, les bonnes personnes et un marché prometteur. Bien. Vous devriez alors avoir du succès. Regardez TiVo [enregistreur vidéo numérique, ndt]. Entre le jour de la sortie de TiVo, il y a 8 ou 9 ans, et aujourd’hui, c’est le seul produit de la très haute qualité sur la marché, incontestablement, sans discussion. Ils étaient très bien financés. Le marché était dans un état fantastique. Je veux dire, nous utilisons « TiVo » comme un verbe.Je TiVotte des trucs sur mon enregistreur numérique Time Warner tout pourri tout le temps.

14:08Mais TiVo est un échec commercial. Ils n’ont jamais été bénéficiaires. Lors de leur introduction en bourse, leur action valait 30 ou 40 dollars et elle s’est écroulée, et on ne l’échange plus au-dessus de 10 dollars. En fait, je pense que ça ne dépasse même pas 6 dollars, à part quelques petits pics. Parce que voyez-vous, quand TiVo a lancé son produit, ils nous ont dit ce qu’ils avaient. Ils ont dit « Nous avons un produit qui met la télé en pause, passe les pubs, rembobine le direct, et apprend vos habitudes de téléspectateur sans même que vous le demandiez. » Et la plupart des clients, cyniques, ont dit, « On ne vous croit pas. Nous n’en avons pas besoin. On n’aime pas ça. Vous nous faites peur. » Que se serait-il passé s’ils avaient dit, « Si vous êtes le genre de personne qui aime avoir un contrôle total sur tous les aspects de votre vie, ma foi, nous avons un produit pour vous. Ça met la télé en pause, passe les pubs, apprend vos habitudes, etc., etc. » Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. Et ce que vous faites sert uniquement à prouver vos convictions.

15:11Maintenant, je vais vous présenter un exemple de succès de la loi diffusion de l’innovation. Pendant l’été 1963, 250 000 personnes sont venues devant le lincoln memorial de Washington pour écouter le Dr. King parler. Il n’y a pas eu d’invitations, et pas de site internet pour vérifier la date. Comment réussir ça ? Et bien, Dr. King n’était pas le seul homme américain à être un grand orateur. Il n’a pas été le seul américain à souffrirdans l’Amérique de droit pré-civique. En fait, certaines de ses idées étaient plutôt mauvaises. Mais il avait un talent. Il n’a pas fait le tour des Etats-Unis en expliquant ce qui devait changer. Il a voyagé et a expliqué aux gens ce en quoi il croyait. « Je crois. Je crois. Je crois, » a-t-il dit aux gens. Et ceux qui croyaient à ce en quoi il croyait ont adopté sa cause, et en ont fait la leur, et ils en ont parlé aux gens. Et certaines de ces personnes ont créé des structures pour propager se parole à encore plus de monde. Et voilà, 250 000 personnes ont fait le déplacement le bon jour, à la bonne heure, pour l’entendre parler.

16:16Combien se sont déplacés pour lui ? Zéro. Ils se sont déplacés pour eux-mêmes. C’est ce en quoi ils croyaient pour l’Amérique qui les a poussé à faire huit heures de bus, pour être là à Washington sous le soleil du mois d’Août. C’est ce en quoi ils croyaient, et ce n’était pas les noirs contre les blancs. 25% du public était blanc. Dr. King croyait que le monde était régi par deux types de lois, celles qui sont créées par une autorité supérieure et celles qui sont édictées par les hommes. Et dès que les lois faites par les hommes seront en accord avec les lois de l’autorité supérieure, nous vivrons dans un monde juste. Il se trouve que le mouvement des droits civiques était le moment parfait pour diffuser sa cause. Nous avons suivi, pas pour lui, mais pour nous-mêmes. Et, d’ailleurs, il a appelé son discours « J’ai un rêve », pas « J’ai un plan ».

17:07(rire)

17:11Regardez les hommes politiques de nos jours avec leur plan détaillé en 12 étapes. Ils n’inspirent personne. Parce qu’ils y a les dirigeants, et les leaders. Les dirigeants ont une position de puissance ou d’autorité. Mais les leaders nous inspirent. Qu’il s’agisse d’individus ou d’organisations, nous suivons les leaders, non parce qu’on doit le faire,mais parce qu’on veut le faire. Nous suivons les leaders, pas pour eux, mais pour nous-mêmes. Et c’est ceux qui commencent avec le « pourquoi » qui sont capables d’inspirer ceux qui les entourent ou de trouver ceux qui les inspirent.

17:51Merci beaucoup.

17:53(applaudissements)

Le bonheur au travail, ça passe par quoi ?

Encore une super intervention de Philippe Gabilliet, que je ne peux m’empêcher de vous partager. Elle est à écouter de façon active (attentive et profonde) par tous les managers !

 

Le bonheur au travail c’est quoi exactement ? On parle plutôt de bien être au travail, de satisfaction, de sentiment d’engagement, de motivation, d’accomplissement, de réalisation de soi, de donner du sens à ses tâches en entreprise.

Selon Philippe Gabilliet la question est comment maintenir un bien être subjectif dans un environnement d’entreprise où la performance est importante?  Le manager a cette responsabilité alors même qu’il est lui même tenu à des objectifs qui peuvent mettre en danger sa capacité à organiser le bien être de ses équipes.

Un management existentiel se préoccupant  des intériorités des collaborateurs serait tout aussi important que de bonnes conditions matérielles de travail. Une écoute beaucoup plus attentive pour une prise en compte de ce qu’est chaque salarié au delà de la mission d’entreprise serait une solution pour entretenir le bien être indispensable dans le milieu professionnel.

Et pour vous, le bien être au travail ce serait quoi ?

Catherine

Crédit Photo dessin : Meligne

L’écoute active, un joli mot, mais qui veut dire quoi exactement ?

On  parle d’écoute active aux commerciaux, aux professionnels de santé, aux thérapeutes, aux coachs, à toutes celles et ceux qui ont quelque chose à vendre… On leur explique que grâce à elle, ils comprendront mieux leurs clients, qu’ils feront plus de ventes ou auront de meilleurs relations avec leurs patients, leurs clients.

Mais l’écoute active, ça consiste en quoi précisément ?

Pour ma part, je m’autorise d’emblée à changer le mot contre écoute attentive qui me semble plus approprié.

Pour moi la bonne écoute et celle où j’ai la volonté de comprendre ce que me dit mon interlocuteur et je m’efforce d’être concentré à 100 %, voire même à 200 % sur ce qu’il me dit avec ses mots , mais aussi avec son corps, avec le ton de sa voix. C’est celle où je suis concentré sur ce qu’il ne dit pas mais qu’il témoigne dans ses mouvements, ses clignements d’oeil, ses battements de jambes, ses bras serrés… . Ce serait être attentif à tout ce qui se dégage de mon interlocuteur en quelque sorte.

L’écoute active, ça pourrait  aussi être l’écoute sincère, faire ressentir à notre interlocuteur qu’il est écouté, compris, entendu, important, plus que notre téléphone, notre ordinateur ou tout autre interférence. Ce serait grâce à notre écoute, renforcer son sentiment d’exister, d’appartenir à un groupe, le groupe de deux que nous formons le temps de la conversation.

Cette écoute là, est donc une écoute décidée et choisie, en ce qui me concerne, car naturellement j’avoue qu’en écoutant, chaque idée m’en donnant une autre, je peux avoir mille choses à dire pour chaque chose que l’on me dit. Le choix est donc d’écouter et d’écouter plus profondément en posant de questions de précisions, de détails, d’intérêt sincère et de rejeter tout envie de parler de soi. Quand on écoute, on ne parle pas.

Il me vient d’ailleurs à l’esprit la fameuse phrase que beaucoup d’entre vous connaissent « j’ai deux oreilles et une bouche c’est pour écouter deux fois plus que de parler !  »

Au final, notre interlocuteur est ravi d’avoir été sincèrement écouté et moi ravie de me rappeler ( même sans prise de note), grâce à toutes les précisions données de chaque personne et de chaque moment.

L’écoute sincère permet donc aussi, de mémoriser plus facilement l’échange, et de faciliter les rencontres ultérieures.

Votre influence s’en trouve d’ailleurs grandit, les gens trouvent toujours plus sympas les personnes qui les ont écoutés.
J’ai d’ailleurs toujours en tête cette anecdote que l’on m’a rapporté lors d’un séminaire commercial :

Un de mes collègues a décidé d’expérimenter l’influence de l’écoute en passant une soirée entière à ne poser que des questions et ne rien dire du tout le concernant . Il était invité avec son épouse pour un repas chez des amis, une dizaine de personnes étaient présentes et il a tenu son engagement. En rentrant, son épouse, non informée du test, lui a manifesté son mécontentement en lui indiquant qu’il aurai quand même pu faire l’effort de parler un peu plus avec les personnes invitées. Le lendemain l’hôtesse qui recevaient les invités a appelé l’épouse de mon collègue pour lui dire à quel point tout le monde avait adoré son mari et l’avait trouvé extrêmement intéressant  !!! Et il n’avait rien dit, il n’avait fait qu’écouter !

Ecouter est donc dans ce cas égal à Etre intéressant  !!!!

L’écoute attentive c’est aussi l’écoute sans jugement, c’est celle qui nous ouvre sur d’autres mondes, d’autres paradigmes, la vision des autres en supprimant au maximum les filtres de notre vision du monde.

C’est l’écoute emphatique qui nous fait comprendre les enjeux dans le discours de notre interlocuteur et de mieux lui répondre ou de mieux le servir, c’est celle qui nous permet de créer un lien réel. J’ai entendu récemment qu’une étude américaine aurai déterminé que les médecins emphatiques seraient moins poursuivis lors d’erreurs médicales que les médecins qui auraient fait leur job sans renvoyer à leurs patients le sentiment de les écouter.

Finalement c’est tout un art, c’est une compétence évidente et ça demande de l’entrainement.

Mais je crois sincèrement que ça en vaut la peine, et vous qu’en pensez-vous ?

 

Catherine

Crédit photo : Edouard Boubat